Russell Brand est un acteur que j'affectionne particulièrement. Pour la grossièreté, l'arrogance et l'irrévérence, il n'y a personne de mieux que cet illuminé britannique - son personnage de chanteur désabusé d'Aldous Snow, qui a vu le jour dans la comédie Forgetting Sarah Marshall, a connu un tel succès sur les écrans qu'on lui a dédié un long métrage complet l'an dernier (Get Him to the Greek : une oeuvre relativement bien réussie, mais incommensurablement impétueuse). Malgré cette admiration que je lui porte, jamais je n'aurais cru qu'il puisse, par la force de son jeu, m'ébranler émotionnellement, me faire verser une larme - ou deux. Dans Arthur, Brand livre une performance sincère et éloquente, il parvient à nous faire croire à ce personnage, pourtant loufoque, du riche héritier qui n'a pas conscience de l'importance de l'argent, aucun respect des conventions et souffre d'une importante dépendance à l'alcool. Même si la trame narrative du film s'avère assez simpliste - voire clichée parfois - l'efficacité de l'ensemble est indéniable et on doit principalement cette réussite au talent (presque) irréprochable de cet étrange plaisantin anglais.

Arthur est le seul héritier d'une fortune de plusieurs milliards de dollars. Puisqu'il accumule les humiliations publiques et les actes irresponsables, sa mère décide de forcer son fils à épouser Susan, une jeune femme d'affaires qui saurait assurer l'avenir de l'entreprise familiale. Arthur, en amour avec une autre femme, s'oppose fortement à cette idée, mais sa mère utilise un argument infaillible pour le convaincre; l'argent. Si Arthur refuse de se marier à Susan, il perd automatiquement tous ses millions et sa vie rêvée. Le jeune fortuné est donc confronté à un débat moral important; l'argent ou l'amour? Suite...