Un monde fantastique comme celui de Narnia n'est pas accessible à tous les publics. Il faut, comme nous l'apprennent d'ailleurs à tour de rôle les créatures de cet endroit farfelu, se laisser emporter par l'illusion sans la remettre continuellement en doute. Nous devons instinctivement autoriser notre raison à croire qu'un manoir invisible ou qu'un dragon volant sont plausibles, sinon, il est bien évident que l'expérience nous laissera un goût amer - probablement indélébile. Il n'y a par contre pas que le public qui doive faire des efforts pour se plier aux exigences d'un tel univers : un travail de conception très pointu et une scénarisation agile et affûtée sont nécessaires pour permettre une intelligibilité suffisante et une immersion complète. Malheureusement, certains aspects narratifs et la médiocrité du 3D (qui, pour la première fois, nuit considérablement à l'histoire plutôt que de l'optimiser) nuisent à la cohérence de Narnia et finissent par abandonner lâchement son public dans la confusion.

Lucy et Edmond doivent rester chez leur méchant cousin Eustache en Angleterre jusqu'à la fin de la guerre, alors que les deux aînés sont déjà en Amérique. En observant un tableau se mouvoir de lui-même, Lucy, Edmond et leur odieux cousin sont propulsés dans le monde de Narnia. Ne sachant au préalable pourquoi, ils se retrouvent soudain auprès du prince Caspian et de son équipage et ils découvrent bien vite que le mal s'abat sur Narnia et que pour l'arrêter définitivement, ils doivent retrouver les sept épées magiques des seigneurs disparus et les réunir à la table d'Aslan. Suite...