La franchise Spy Kids a su toucher de nombreux jeunes à travers le monde au début des années 2000. Le concept d'enfants-espions, qui agissent différemment des véritables agents parce qu'ils ont toujours cette naïveté et cet esprit instinctif que les adultes ont perdu en vieillissant, reste une perception ingénieuse de l'âge juvénile ainsi qu'une idée riche et facilement modelable. Par contre, après trois opus différents sur le sujet, les possibilités s'épuisent et les mêmes situations reviennent inévitablement. Par contre, de réintégrer les deux premiers espions en herbe, Carmen et Juni Cortez, maintenant majeurs et professionnels, permet aux fans de s'attacher rapidement à l'histoire même si les personnages principaux ne sont plus ceux qu'ils ont connus. Ces deux nouveaux jeunes espions, incarnés par Mason Cook et Rowan Blanchard, ressemblent en revanche énormément aux précédents. En voulant rester dans un territoire connu, on empêche le récit d'évoluer et d'atteindre de nouveaux sommets. En insufflant des personnalités divergentes aux héros, on aurait peut-être permis à l'histoire de se réinventer, tout en restant passionnante pour les bambins.

Comme les effets spéciaux de Spy Kids n'ont jamais été d'une très grande performance technique, nous pouvons excuser la surutilisation de l'écran vert et les quelques manquements visuels qui nous donne parfois l'impression d'un décor en carton. Il faut tout de même admettre que plusieurs d'entre eux sont mieux maîtrisés que dans les opus précédents et apportent quelque chose à l'histoire. Suite...