Peut-être est-ce le succès critique de
Watchmen et de
300 qui avait démesurément accru nos attentes envers
Sucker Punch. Peut-être est-ce notre optimisme maladroit envers le talent de ce « jeune » réalisateur qui a perverti notre intuition ou peut-être est-ce simplement une oeuvre de piètre qualité, décousue, comme on en retrouve souvent dans le cinéma américain; beaucoup d'interrogations et d'incertitudes à la sortie de ce film que tous, cinéphiles et novices de l'univers cinématographique, attendaient avec curiosité et espoir. Difficile, en outre, de cerner le principal problème de l'oeuvre : son manque de personnalité, ses allégories douteuses, sa structure narrative chaotique et ses efforts incessants pour à la fois troubler et impressionner le spectateur sont tous des causes substantielles de l'échec indiscutable de cette production hollywoodienne, qui réussit tout de même à éblouir à certains moments par son esthétique atypique et excentrique.
Lors de la mort de sa mère, une jeune fille tue sa petite soeur en essayant d'éliminer son beau-père pervers. Ce dernier la reconduit donc dans un hôpital psychiatrique pour se débarrasser d'elle et paie un supplément pour que les médecins la lobotomisent; jusqu'ici tout le monde suit? Avant que le spécialiste entame l'opération, la jeune femme s'imagine un univers différent, mais tout aussi malsain, qui recueille les jeunes femmes orphelines pour les faire danser et se prostituer en échange de leur survie (ici on en perd quelques-uns...). Quand Baby Doll danse, elle s'imagine en pleine guerre contre des mutants, zombies, dragons et autres monstres fantastiques pour oublier la perversion de ses mouvements et leur impact débauché; si vous êtes perdu, consolez-vous, les personnages eux-mêmes ont l'air confus du sort de leur propre histoire.
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