Comédies d'horreur, thrillers comiques, films policiers surnaturels, drames historiques d'horreur et maintenant, western de science-fiction, on se casse désormais la tête pour divertir les masses. À la manière d'une pizza hawaïenne, de plus en plus de cinéastes semblent chercher à réinventer une recette classique en combinant un ou plusieurs ingrédients apparemment incompatibles et ce, avec des résultats plus ou moins savoureux. Les genres, autrefois définis par une série de codes et de référents, sont désormais étroitement amalgamés dans un traitement qui rend difficile la classification des films dans telle ou telle catégorie. Les amateurs de films inclassables se donnent d'ailleurs rendez-vous ces jours-ci au Festival Fantasia dont la programmation réunit une quantité impressionnante de ces titres éclectiques, en provenance des quatre coins du monde. Avec ces nouvelles façons de concevoir le Septième Art, la postmodernité atteint de nouveaux sommets.

Car le postulat est clair : pour réussir à se démarquer de la concurrence et amener le public en salles, il faut le surprendre (mais pas trop!). Scénariser une histoire originale demande du temps, ainsi, certains empruntent un dangereux raccourci : il est parfois plus simple de s'attaquer au genre lui-même. C'est pourquoi il arrive que l'idée à la base d'un film soit le concept d'abord et que l'histoire arrive ensuite. Et cela peut causer problème. De croire que prendre des cowboys et des extra-terrestres et de construire une histoire autour de ce mélange des genres surprendra l'auditoire est une chose, mais de croire en plus que cette surprise suffira à l'amener en salles, par simple curiosité, en est une autre. Malheureusement pour Cowboys and Aliens, il se pourrait bien que, suite au visionnement de la bande-annonce, l'intérêt du public ne dépasse pas le stade du haussement de sourcils. Parce qu'avant tout, le cinéma est un transmetteur d'émotions et que l'émotion passe par l'histoire, le film ne pourra obtenir de bons résultats que si ceux qui décident d'aller le voir en salles en parlent beaucoup, et en bien. Parce qu'à elle seule, la bande-annonce « n'annonce » justement pas grand chose...

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