La compagnie Illumination Entertainment était parvenue à charmer bien des cinéphiles avec leur premier long métrage d'animation, Despicable Me, qui promettait un vent de fraîcheur et de singularité pour l'avenir. Malheureusement, leur plus récente production, Hop, semble nous démontrer que le particularisme d'une première oeuvre n'est pas nécessairement une assurance de qualité pour les suivantes. Hop n'a aucune individualité par rapport à toutes ces comédies familiales du temps des fêtes (on met une barbe à James Marsden, on transforme les poussins en lutins et on obtient sans effort un film de Noël). Les clichés, les répliques absurdes et les inepties de toutes sortes se succèdent à un rythme effarant. On ne peut qu'être décontenancé - stupéfait même (et pas positivement) - de voir Marsden révéler à son père qu'il est le nouveau lapin de Pâques, et lui de répondre : « Je suis fier de toi mon fils »; pitié.

Le récit commence par nous expliquer le rôle du lapin de Pâques et toutes les tâches importantes que l'héritier L.P. devra accomplir lorsqu'il sera en âge de prendre le contrôle de la fête païenne (parce que cette fête est l'occasion pour les enfants de manger du chocolat et des bonbons n'est-ce pas? ? Jésus qui?). Voulant devenir un grand batteur, le lapin maintenant adolescent décide de quitter l'île de Pâques pour Hollywood. Arrivé sur place, il rencontre Fred, un jeune homme qui cherche un emploi à son image (il réalise plus tard qu'il était destiné à devenir lapin de Pâques !), et qui décide d'aider son jeune ami à accomplir ses rêves en lui permettant d'auditionner devant David Hasselhoff (bon, suffit le synopsis, ça devient déprimant...). Suite...