Le dernier chapitre des aventures du sorcier Harrry Potter était l'un des films les plus attendus de l'année, on pourrait même avancer; de la décennie. Toute une génération de jeunes - et de moins jeunes - a été marquée, émue, émerveillée par ces aventures, mais comme toute bonne chose a une fin dans ce monde qui est le nôtre (bien tristement pour Warner Bros. qui doit mettre un point final à l'une des franchises les plus payantes de tous les temps), on doit se résigner à dire au revoir. Cet ultime chapitre est-il à la hauteur des attentes - démesurées - des nombreux admirateurs à travers le monde? C'est la question qui brûle les lèvres de bien des cinéphiles et spécialistes du domaine en cette période estivale. La réponse, qui évidemment reste subjective et contestable, devrait en rassurer plusieurs puisqu'elle s'avère globalement affirmative. Quelques passages demeurent, certes, moins bien ficelés et parfois même clichés, complaisants (la finale débonnaire en est un bon exemple), mais, dans l'ensemble, le travail de David Yates est remarquable, à l'image de cette série légendaire qui a amené une génération - et plus encore - à rêver de magie, de châteaux et de grenouilles en chocolat.

Contrairement à la première partie de ce dernier opus, parue dans les salles en novembre dernier, qui trouvait sa valeur dans l'attente et la contemplation, la deuxième moitié est plus dynamique, plus agressive; le héros s'engage dans une lutte à finir avec son ennemi et l'action ne fait que s'accroître plus les forces de son opposant s'amoindrissent. Les effets spéciaux sont, une fois de plus, d'une précision et d'une qualité indéniable. Donner vie à ces situations fantastiques qui peuplent les pages des romans de J.K. Rowling était un défi de taille pour les créateurs, qui sont pourtant parvenus à égaler, sinon à surpasser, l'imagination du lecteur. Au niveau visuel, seule la 3D déçoit. L'an dernier, Warner avait surpris tout le monde en révélant que le septième chapitre n'utiliserait pas cette nouvelle technologie si populaire à Hollywood. Supposément, le temps leur manquait pour nous livrer un résultat respectable. La communauté cinématographique et les spectateurs applaudissaient ce geste noble et gagnaient peu à peu du respect pour ces artistes - visiblement - honnêtes. Malheureusement, le geste et la sagesse des artisans sont aujourd'hui oubliés, noyés sous la pauvreté de cette 3D, qu'on nous disait travaillée et opérationnelle, au coeur de cette conclusion épique. Suite...