J'ai fait, par le passé, d'abominables commentaires sur la franchise
Twilight et l'abrutissement de certaines scènes et dialogues. Je n'avais pas, à l'époque, enviséagé que l'on puisse descendre plus bas encore, jusqu'à prendre sans scrupule l'adolescent pour un débile léger.
Numéro quatre utilise les mêmes armes que la saga vampirique - le beau garçon mystérieux aux pouvoirs surnaturels, une idylle passionnée et impossible entre deux amants improbables et des drames adolescents confrontés à des débats planétaires - mais il ne suffit pas de posséder les bons ingrédients, il faut savoir en tirer parti. Bien que les effets spéciaux du film de D.J. Caruso soient d'une qualité incontestable (on est bien loin du loup-garou souffrant de gigantisme de
Twilight) et que l'action soit tout de même menée efficacement jusqu'à la fin, on nous lance au visage l'histoire - qui est un amalgame entre la genèse de Super-Man et la fiction qui entourait les personnages de
Roswell - de cet extraterrestre au physique enviable comme si on connaissait préalablement l'origine de son mythe. Dans les dix premières minutes on sait qui il est, où il va et pourquoi, le reste n'est que poudre aux yeux des esprits romantiques.
Numéro quatre, alias John Smith, est un jeune garçon originaire d'une planète étrangère qui tente de mener une existence normale sur Terre malgré les créatures qui le poursuivent. Il déménage régulièrement pour ne pas attirer l'attention et entraîner les forces diaboliques sur lui. Après que le troisième de sa race est assassiné brutalement, John et son tuteur sont forcés de quitter la Floride pour l'Ohio. Arrivé sur place, John rencontre Sarah, une jeune femme solitaire dont il tombe amoureux immédiatement. Pour la protéger, il sera forcé de dévoiler ses pouvoirs et lutter au grand jour contre les Mogadorian qui menacent d'envahir la Terre et d'éliminer tous ses habitants.
Malgré son corps d'athlète et son sourire séducteur, Alex Pettyfer n'a pas le charisme nécessaire pour tenir un film sur ses épaules (du moins, il ne nous le démontre guère dans cette oeuvre-ci). Le personnage de sa soupirante, incarné par l'une des actrices de
Glee, n'a, quant à lui, aucune raison d'être dans l'action - si ce n'est que pour mousser un insipide romantisme. Et, des propos grotesques semblables à «
lorsque nous aimons sur notre planète, c'est pour toujours », ne devraient jamais être employés de manière aussi transparente, le sérieux de l'oeuvre en est grandement affecté.
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