C'est franchement triste de voir ça. De voir à quel point on peut abuser d'une (bonne) idée simplement parce qu'elle rapporte de l'argent au box-office. De nos jours à Hollywood, on va exploiter un sujet jusqu'à le dénaturer, jusqu'à ce que le concept perde tout intérêt et ne plaise même plus aux fans de la première heure... franchement, c'est triste.
Alvin and the Chipmunks: Chip-Wrecked est l'exemple parfait de cette pollution cinématographique qu'engendrent parfois les franchises. Alors que les deux premiers opus faisaient preuve d'une fraîcheur, d'une originalité qui était propre à l'univers des Chipmunks, ce nouveau chapitre est bondé de clichés et de dépêches moralistes mal assumées. On retrouve évidemment les classiques « il faut s'entraider » et « ce qui compte le plus, c'est la famille », auxquels on a ajouté des « cette confiance, elle est en toi » et « je t'aime malgré tes défauts ». Tous ces messages sermonneurs deviennent rapidement dérangeants et lourds, même aux yeux des enfants, encore inconscient des combines du cinéma.
Au-delà des nombreux poncifs que le film ne cesse de nous projeter au visage, les scénaristes ont tenté d'attirer l'attention des parents en développant des références grossières à certains longs métrages ou séries télévisées en lien avec des rescapés sur une île déserte. On a donc droit à des ballons sur lesquels ont a dessiné des visages comme dans
Cast Away et à d'autres renvois malhabiles à l'émission
Lost. Les airs musicaux qui accompagnent leur périple forcé dans ce havre de paix sont également d'une prévisibilité presque insultante pour un public averti;
Survivor de Destiny's Child et la classique chanson de feu de camp
Kumbaya font partie des supplices que nous inflige
Alvin and the Chipmunks: Chip-Wrecked.
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