Si ce n'était pas de cette finale impertinente, absurde voire odieuse,
La rage de vivre serait un long métrage anonyme mais supportable. Considérant cette conclusion inexcusable, le drame romantique d'Allen Coulter est une offense à l'intelligence du spectateur, à son discernement. Je ne m'étendrai pas sur le sujet (même si j'en meurs d'envie) pour ne pas vous « gâcher la surprise », mais imaginez la finale la plus naïve, la plus niaise, multipliez-la par dix et vous serez encore loin du compte.
Tyler est un jeune new-yorkais de 22 ans qui se remet difficilement du suicide de son frère quelques années plus tôt. Lors d'une soirée bien arrosée, Tyler se joint à une bataille dans la rue et finit en prison, après avoir été maltraité par un policier. Lorsque son colocataire découvre que cet agent de la loi agressif a une fille, il le met au défi de la séduire et de la laisser tomber par la suite pour se venger des actes de violence de son père. Ally s'avère une jeune femme séduisante et intrigante de laquelle Tyler tombera rapidement follement amoureux.
Le jeu d'un acteur doit être éblouissant pour que le spectateur ne s'attarde pas à ses rôles précédents lorsque ces derniers ont été marquants. Robert Pattinson, qui est sur toutes les lèvres hollywoodiennes depuis qu'il incarne le vampire Edward dans les films adaptés des livres de Stephenie Meyer, n'est malheureusement pas à la hauteur de sa célébrité. Son personnage, d'une intensité excessive, nous rappelle continuellement le mort-vivant amoureux de Bella, rien pour nous ramener au personnage du New-Yorkais déchiré par des ennuis familiaux - mis à part l'évidence de la couleur de sa peau. Emilie de Ravin donne quant à elle une performance convenable, honnête, alors que la jeune Ruby Jerins (qui incarne la soeur de Pattinson), malgré l'apparence d'un sincère talent, semble avoir été dirigée de manière excessive tellement que son personnage timide et réservé paraît, à certains moments, souffrir d'autisme.
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